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Last Swap???
Posté le octobre 30th, 2008à 9:54 par Charlotteofraises
J’ai reçu ce matin, de la part de Yoko, un petit colis fort plaisant, c’est le colis d’octobre du swap japonais. Je suis d’autant plus contente que j’ai eu quelques “mauvaises surprises” côté swap ces temps ci (d’où le Last Swap, car oui, celui ci sera peut être bien le dernier). En effet, je n’avais rien reçu pour le mois de septembre
Voici donc les petites merveilles envoyées par la miss:

Des boucles d’oreille Cinnamorol, trop choupies, parfaites pour la Chibi Japan de ce week end (je précise que le thème de ce mois était les bijoux)
Une jolie carte dans mes couleurs favorites
Des autocollants Charlotte aux fraises qui ont fini sur mes cahiers de cours
Une pochette toute mimi en feutrine rose (j’adore la feutrine et le rose, j’y ai rangé mes accessoires de mathématiques: équerre, rapporter…trop la classe)
Une petite broderie pour porter bonheur
Le tout emballé dans un joli papier cadeau, un vrai bonheur, merci encore à Yoko qui devient, j’en profite pour l’annoncer, ma NSP Dolls. On va pouvoir s’échanger plein de babiolles mimis. Ce petit colis me met l’eau la bouche, je ne risque pas d’être déçue…serais je à la hauteur???
A très bientôt pour la suite…
Laquelle???
Posté le octobre 21st, 2008à 9:49 par Charlotteofraises
Blonde ou brune??? Certes, les deux sont superbes mais je n’ai pas les moyens. Je crois que la brune me plait plus mais étant une édition limitée, elle est plus chère. La blonde, par contre, a été un vrai coup de cœur…
Pourquoi y’a pas une rousse??? Ça serait tellement plus simple..

Blonde???
Posté le octobre 20th, 2008à 1:12 par Charlotteofraises
Nouvelle miss bouclée….et blonde. Je fais une pause rousse, car une petite blondinette me faisait envie.
Ma famille change presque tout les jours en ce moment, faudrait bien que je fasse une petite photo de groupe bientôt. En attendant, voici ma pucinette qui n’a pas encore de nom. Une idée???

Stitch
Posté le octobre 17th, 2008à 8:48 par Charlotteofraises
Juju a trouvé une coupine

Péplum
Posté le octobre 14th, 2008à 8:36 par Charlotteofraises
Et non, je ne m’en passe plus…voici que je viens de terminer un nouveau Nothomb. Qui l’eut cru, finalement, que l’auteur me toucherait à ce point?
Est-il possible que l’ensevelissement de Pompéi ait été un hasard, alors qu’il a été ” le plus beau cadeau qui ait été offert aux archéologues ” ? Selon la romancière, il s’agit d’un coup monté par les archéologues du futur. Cette supposition lui vaut justement d’être enlevée de sa chambre d’hôpital où elle vient de subir une opération. Lorsqu’elle se réveille, elle est en l’an… 2580. Elle consigne soigneusement son dialogue houleux avec le savant Celsius.
Entre cet homme fâché d’avoir été deviné et cette jeune femme énergique et furieuse contre ses ravisseurs s’instaure une vive et stimulante discussion sur le réel, le virtuel, le voyage dans le temps, la grande guerre du 26e siècle. Les devisants abordent aussi des questions de morale, de philosophie et d’art.
Intéressant et enlevé comme les autres romans d’une romancière prodige qu’il n’est plus nécessaire de présenter, cet ” entretien ” plein de répartie est aussi une piquante guerre psychologique où chacun s’efforce de toucher le talon d’Achille de l’autre.
Une fois de plus, l’auteur s’interroge sur la puissance des mots et le rôle de la littérature. Aujourd’hui comme au 26ème siècle semble résider cette interrogation. Art, outil du pouvoir, objet commercial…que représente le livre, qui touche-t-il, qui a droit, accès à la “bonne” littérature (entre nous quelle est elle exactement?). Sous couvert de sa (très) fausse modestie et donc d’un orgeuil sans pareil, Nothomb nous propose ici un dialogue avec elle même. Parfois même avec son lecteur. Celsius n’est autre que cette partie d’elle qu’elle se borne à mépriser, qui se borne à l’indigner. Celsius existe bel et bien, en chacun de nous. C’est tout du moins ma propre interprétation de ce roman de science fiction, si je puis me permettre de nommer ainsi une œuvre qui va bien plus loin que les questionnements classiques concernant le futur de l’humanité. Rien d’original, un monde sans saveur, un “demi monde” même, amputé de cette partie dérangeante qu’était le “sud”. Plus de pauvres, plus de guerres, plus de moches…même plus d’énergie. On retrouve les ingrédients classiques de la SF, utilisés, apparemment avec délectation, par notre écrivain. Il n’empêche que ce futur, elle ne l’entrevoit même pas, pas de ses yeux du moins, mais simplement à travers le récit de son acolyte, Celsius, ellite de son temps. Incroyable ce que ses simples mots infligent à AN, en proie à des angoisses grandissantes. Ces angoisses semblent cependant l’abandonner, tout comme l’homme se désintéresse progressivement du malheur d’autrui (j’entends par là, de celui qu’il ne connaît pas, du pauvre, de l’homme du sud, du moche…) lorsque son propre quotidien le rattrape. L’indignation, passagère, qui plus est, la plupart du temps, suffira-t-elle à calmer notre culpabilité face à l’engrenage de la société actuelle? L’homme, si petit qu’il soit, n’a-t-il pas sa part de responsabilité dans le malheur du pauvre bougre qui peine à survivre à l’autre bout du monde?
Voilà qui donne à réfléchir…un peu en tout cas…même s’il nous suffira de tout oublier très vite. La littérature (re)trouve finalement sa place en tant que mémoire collective, elle reste un outil de refléxion indispenseble sur la “très simple” nature humaine.

Eric
Posté le octobre 13th, 2008à 3:05 par Charlotteofraises
Faust, vous connaissez ? Mais voici Eric, quatorze ans, le plus jeune démonologue du Disque-Monde. Hélas aucun démon, et encore moins séduisante succube, ne répond à son invocation. Dans le cercle magique ne surgissent que Rincevent et le Bagage, respectivement le mage le plus incompétent et l’accessoire de voyage le plus redoutable de l’univers. Et que veut Eric ? Oh, rien de bien original : l’immortalité, la domination du monde et la plus belle femme de tous les temps. Ce qui va emmener la fine équipe dans un périple étourdissant, de l’empire tézuma des adorateurs de Quetzduffelcoatl, le boa de plumes, en passant par un affrontement qui ressemble furieusement à la guerre de Troie, jusqu’à l’aube des temps et la création du monde. Sans oublier les enfers, bien sûr.
Voici une fois de plus que prend fin un excellent moment passé avec un auteur qu’il ne m’est plus nécessaire de présenter. Je suis ma foi bien heureuse d’avoir retrouvé notre bon vieux Rincevent, fidèle à lui même. En effet, il reste mon personnage préféré du disque monde (à égalité avec mémé Ciredutemps), certainement car je trouve que Pratchett n’en manie que mieux sa plume lorsque le mage est de la partie. Il a une manière d’écrire le personnage et ses actes qui touchent mon humour de façon assez incroyable. Le jeu entre les mots et la romance m’a paru ici encore plus flagrant que d’habitude. L’incidence du vocabulaire et du choix syntaxique sur le déroulement de l’histoire est une réalité plaisante que connaissent tout les lecteurs de Pratchett. J’aime voir à quel point la puissance des mots intervient dans le courant même de la vie des personnages, en cela, ce volume a largement comblé mes attentes.
Je dirai donc, pour terminer très simplement, que cette petite parodie Faustienne restera un de mes “Pratchett” favoris…

Drôle de père
Posté le octobre 10th, 2008à 10:04 par Charlotteofraises
Ça fait longtemps que je n’ai pas parlé manga par ici, en même temps, ça faisait longtemps que je ne m’étais plus plongée dans un titre sympa. C’est donc en allant présenter bébé à mes collègues de travail (et oui, maintenant que je suis en congé parental pour un an, je n’ai plus beaucoup l’occasion de les voir ni de bouquiner à l’œil ), que je suis tombée sur ce petit manga sans grande prétention: Un drôle de père est un petit livre plein de poésie. Les dessins sont très épurés, j’aime beaucoup le style, plus ça va, plus je tends vers la simplicité des traits.
Daikichi, trente ans, célibataire, n’est pas ce qu’on peut appeler un Don Juan. Pas très à l’aise avec les femmes, encore moins avec les enfants, cet homme on ne peut plus ordinaire va, du jour au lendemain, décider de devenir le tuteur légal de la fille cachée de… son défunt grand-père. Mais comment élever une jeune enfant quand on a déjà du mal à s’assumer soi-même? Un drôle de père est la première série à succès de Yumi Unita, une des auteures issues de la nouvelle vague du manga pour femmes. Elle aborde dans cette œuvre, avec beaucoup d’humanité, des thèmes aussi fondamentaux que l’amour familial, l’éducation, ou plus généralement la responsabilité individuelle. Face à l’égoïsme de la société, Daikichi fera en effet passer les intérêts de la petite Rin avant les siens. Et si le bonheur passait par le don de soi?
Je pense que le tout est plutôt bien résumé dans cette quatrième de couverture (pour une fois) qui démontre bien tout l’intérêt du scénario. Je ne pense donc pas avoir beaucoup besoin d’en rajouter à part vous dire de ne pas hésiter à vous procurer l’ouvrage. Et bonne lecture.

Je viens aussi de finir Honey & Clover puisque le dernier opus est sorti récemment. Un peu”déçue” par la fin proposée par l’auteur, le manga reste cependant fidèle à lui même, tout emprunt de poésie (lui aussi). Les personnages ne nous déçoivent jamais en cela qu’ils savent parfaitement être et rester humain, fragiles, faillibles, perdus mais ensembles et pour le meilleur. La vie n’est pas parfaite mais elle est chouette tout de même. L’auteur le raconte toujours aussi bien et avec un graphisme qui me plaît autant, si ce n’est plus, qu’au premier jour

Les combustibles
Posté le octobre 1st, 2008à 10:34 par Charlotteofraises
C’est la guerre et c’est l’hiver.
Deux hommes et une femme sont terrés dans un appartement.
Combien de jours leur reste-t-il à vivre ?
En attendant, il n’est plus interdit de révéler ses vraies passions.
L’amour, le désir, l’intelligence résistent-ils au froid ?
A-t-on le droit de consumer ses dernières forces à lire de la mauvaise littérature ?
Enfin, à l’heure du choix ultime, quel livre est assez important pour ne pas être mis à l’épreuve du feu ?
Et un petit Nothomb pour la route. Je suis agréablement surprise par ce petit ouvrage qui se lit vraiment rapidement, une heure ou deux tout au plu, mais qui laisse à penser la littérature quelques instants. Avec ce dialogue entre les trois personnages, l’auteur nous donne à réfléchir sur le rôle de la littérature. Doit elle être le reflet d’un monde réel et cruel, doit elle nous faire rêver, changer, doit elle nous réchauffer l’esprit ou le corps? C’est dans ce paradoxe constant entre le contenant et le contenu, le papier et le texte face au corps et à l’esprit que s’opposent les personnages.
Qu’en est il de l’éllitisme, dans lequel se vautre depuis toujours la “grande littérature”, la littérature universitaire, celle qui vaut “la peine” d’être dévorée, lorsque vient le temps de révéler sa véritable personne, de profiter de ses derniers instants?
J’avoue que j’ai bien apprécié cette critique, non sous jacente, du rapport à la lecture et au livre dans notre société. Il semble que la littérature prenne bien des formes, ait bien des utilités mais qu’elle reste responsable de notre humanité. Ou encore que notre humanité soit responsable de notre littérature. Elle en est apparemment, en effet, un élément indissociable. Lorsque les hommes perdent tout ou partie de cette humanité, leur littérature brûle avec eux, elle s’efface, se détruit elle même, s’oublie, ne sert que quelques instants au rechauffement des corps désabusés…bestiaux…

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